CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR POUR VIVRE EN ZONE INONDABLE

Une commune française sur trois est située en zone inondable. Que ce soit à cause des crues de rivières, des risques de tempêtes ou des submersions des bords de mer, les inondations sont le premier risque naturel touchant l'hexagone. Au total, pas moins de 17 millions de personnes de 300 villes et villages sont touchées, et même le Palais de l'Élysée à été érigé en zone inondable.

Ce cas étant très présent en France, une politique immobilière spécifique s'applique pour les riverains et acheteurs.
Ce que vous devez savoir pour vivre en zone inondable
La Zone Inondable, un risque non négligeable

Les dangers naturels ont pris du temps à être reconnus par la juridiction française. Ce n'est qu'en 1990 que le gouvernement français à lancé des mesures dédiés aux risques d'inondation (PPRI). Désormais indispensables aux yeux de la loi depuis 1995, ces documents permettant d'identifier les secteurs à risques en trois zones sont obligatoires pour informer les propriétaires et riverains potentiellement touchés. Ces documents se basent notamment sur les importants passifs qu'ont connu ces zones.

La Zone Blanche

La Zone Blanche est tout simplement la zone non-touchée par les crues, submersions ou autres dangers naturels se rapprochant des inondations. Elles sont donc réputées sans danger.

La Zone Bleue

Ce marquage indique, lui, un risque modéré. Il est possible de construire des bâtiments dans ces zones, en revanche, ces derniers doivent faire en sorte de ne pas entraver l'écoulement nature des eaux. Des contraintes et normes spécifiques sont imposées pour construire.

Sur le terrain destiné à accueillir un logement, ce dernier doit se situer dans la zone la moins potentiellement touchée par les inondations. Les pièces de vie et les chambres doivent être, dans la mesure du possible, aménagées à l'étage. Le plancher habitable doit être surélevé ou bien une zone dite "refuge" doit être aménagée.

La Zone Rouge

Dans la continuité logique, la zone rouge représente la zone haut risque. Il n'est pas possible de construire dans ces zones car jugées trop dangereuses ou instables. En revanche, les édifices construits avant la règlementation sont toujours habitables et peuvent, en général, être reloués à de prochains locataires qui seront mis au courant du danger qu'ils encourent.

Ces zones ayant pour but d'avertir les riverains du danger sont en revanche, particulièrement moins chères à l'achat et à la location, comparées à une zone blanche.

Une prévention importante

L'information préventive et la gestion des incidents est le choix qu'à pris l'État Français au sujet des zones inondables. En effet, des procédures préventives sont obligatoires dans les communes concernées. Par exemple, les propriétaires sont contraints de constituer un document récapitulant un état des risques de moins de six mois à fournir aux futurs intéressés.

De plus, dans la continuité de cette transparence face au danger encouru, le vendeur ou bailleur doit signaler si le bien a déjà subi un sinistre qui a pu lui rapporter des indemnités pour catastrophes naturelles.

Un engagement qui doit être réfléchi

Pour ne pas avoir de très mauvaises surprises, nous vous conseillons de consulter deux sites avant d'acheter ou de vous installer en zone inondable :

- La plateforme Vigicrues.gouv.fr, qui propose des bilans annuels et récents concernant les évolutions météorologiques. Il s'agit d'une véritable référence pour les personnes vivant en zone bleue ou rouge car elle peut vous envoyer des alertes en temps réel sur les risques de crues.

- Le portail Georisques.gouv.fr, qui, lui, propose de vous renseigner sur les risques que vous pourriez encourir au niveau technologique et naturel en France.
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