Crédit immobilier : Faut-il allonger la durée...

Crédit immobilier : Faut-il allonger la durée du prêt ou augmenter son apport ?

Face aux évolutions du marché immobilier et aux taux d'intérêt, les emprunteurs hésitent souvent entre injecter plus d'épargne personnelle ou étaler leur remboursement. Chaque option présente des avantages stratégiques selon le profil de l'acheteur.

Allonger la durée du prêt pour préserver sa capacité d'emprunt

 

Un écart de taux désormais restreint

 

La durée moyenne des crédits dépasse aujourd'hui 21 ans (253 mois). Alors que l'écart de taux entre un prêt sur 20 ans et un prêt sur 25 ans atteignait autrefois 0,50 à 0,70 point, il s'établit désormais autour de 0,10 point. Le surcoût lié à l'allongement de la durée s'avère donc plus contenu que par le passé.
 

Un levier d'accès au crédit pour les primo-accédants

Rallonger la durée d'emprunt permet de réduire le montant des mensualités ou d'augmenter l'enveloppe globale. Il s'agit d'un mécanisme fréquemment utilisé par les primo-accédants pour respecter les critères d'octroi des établissements bancaires.
 

Augmenter son apport : une exigence à nuancer

 

L'intérêt de conserver une épargne de sécurité

Les banques exigent en priorité que l'apport couvre les frais annexes (frais de notaire, de garantie et de dossier). Conserver le reste de son épargne permet de faire face aux imprévus ou de maintenir des placements dont les rendements dépassent parfois le taux du crédit. Les établissements bancaires valorisent également la détention d'une réserve financière post-achat.
 

Une stratégie spécifique pour l'investissement locatif

Dans le cadre d'un investissement locatif, la majorité des investisseurs préfère limiter l'apport. Cette démarche permet de conserver de la trésorerie pour de futurs projets et de déduire les intérêts d'emprunt des revenus fonciers selon le régime fiscal appliqué.