

La priorité : la résolution amiable et la preuve
Avant toute procédure lourde, la première étape consiste à formaliser le mécontentement pour constituer un dossier solide.
Constater et documenter les désordres
Dès l'apparition d'un problème (défaut de conformité ou malfaçon), il faut accumuler des preuves factuelles : photographies précises, vidéos et témoignages. Il est impératif de ne pas tenter de réparer soi-même les dommages, car cela pourrait dégager l'artisan de sa responsabilité.
Privilégier le dialogue écrit
Le premier réflexe doit être de contacter l'artisan pour obtenir une explication. Si l'échange oral ne suffit pas, l'envoi d'un courrier recommandé avec accusé de réception (LRAR) est indispensable. Ce courrier doit lister précisément les griefs et fixer un délai raisonnable pour l'exécution des corrections ou la reprise du chantier.
Les recours en cas de blocage persistant
Si l'artisan ne réagit pas ou refuse de reconnaître ses torts, d'autres leviers doivent être activés.
La mise en demeure, acte juridique clé
La mise en demeure est l'étape qui précède l'action en justice. Elle somme officiellement l'artisan de remplir ses obligations contractuelles sous un délai précis. Ce document est obligatoire pour pouvoir, par la suite, demander des dommages et intérêts ou solliciter l'intervention d'une assurance.
Faire appel à un médiateur ou un expert
En cas d'impasse, le recours à un médiateur de la consommation (gratuit pour le particulier) ou à un conciliateur de justice est une alternative efficace au tribunal. Si les enjeux financiers sont élevés, l'expertise d'un huissier ou d'un expert en bâtiment est recommandée pour certifier la nature et l'étendue des dégâts.