La montée des métropoles régionales face à l'Ile-de-France

Les offres immobilières toujours plus rares et les grèves pénalisent la croissance du marché immobilier francilien, au profit de la province d'après l'étude de Meilleursagents.com.

Le marché parisien qui s’essouffle
On assiste à une stagnation dans le bassin parisien, avec des prix qui s’envolent dans la capitale (plus de 9000 euros/m²) et une croissance des prix qui faiblit (+0,1% d’un mois à l’autre). On assiste même à un recul des prix en banlieue, de près de 0,4% depuis janvier. Les biens à acheter se font rares, si bien que si le logement est au prix juste, il part très vite.

Dans ce contexte, les transactions ne sont plus aussi fluides. Les vendeurs peinent à trouver leur future habitation, ce qui freine la mise en vente de leur bien sur le marché. Le cycle global est ralenti. Les mois de mai-juin sont habituellement favorables, mais cette année la mauvaise météo et la grève des transports ont véritablement pesé sur le marché.

Lyon en tête
La ville des lumières prend la première place des villes de province avec une croissance de 8,8% depuis un an, devant Bordeaux, dont les tarifs reculent depuis avril (-0,4% ce mois-là). La bonne santé de l’emploi et le réseau économique explique en partie ce phénomène.

Rennes marche sur les pas de Bordeaux
La LGV installée depuis l’été 2017 a très favorablement servie le développement de la ville bretonne. Ayant pour conséquence de faire revenir les enfants du pays partis vivre à Paris, et d’inciter les actuels habitants à y rester.
Pour autant, les prix ne flambent pas (moins de 5% d’augmentation sur un an) avec une fourchette de prix au mètre carré entre 2 650 euros et 3 370 euros selon le type de bien.

Source : lesechos.fr