Immobilier : Tirez parti du ralentissement du coût des loyers qui se dessine

Alors que les aides au logement sont diminuées, découvrez quelques conseils afin d’utiliser au mieux la loi Elan et les nouveaux droits créés par celle-ci.

Dans les prochains mois, un effet de ciseau attend de nombreux locataires. Effectivement, on s’attend à une augmentation de loyer, doublée, pour certains bénéficiaires d’APL, d’une diminution de leurs aides au logement. Calé sur l'inflation, l'indice de révision des baux a en effet rebondi, à + 1,74% fin 2018. Même tendance pour les nouveaux contrats signés : ils sont en hausse dans 9 des 11 plus grandes villes de France, et de façon plus prononcée que l'inflation dans encore 5 d'entre elles.

En début d’année, les APL n’ont été revalorisées que de 0,3%. Le gouvernement a prévu au printemps d’appliquer une réforme ayant pour objectif de fixer le montant non pas en fonction des revenus perçus les deux années précédentes comme actuellement mais en fonction de la moyenne de ceux des douze derniers mois, réactualisée tous les trimestres. Mais tout n’est pas négatif. C’est pour cela que le plafonnement des loyers refusé fin 2017 par la justice, pourrait faire son retour dès mars ou avril prochain à Paris et à Lille.

Instaurée depuis fin novembre, la loi Elan donne la possibilité aux maires et présidents d’intercommunalité la possibilité d’y recourir, avec les mêmes principes que l’ancien système (un plafond 20% supérieur au loyer médian de la zone, possibilité de facturer un complément de loyer pour les biens exceptionnels) mais ceci reste ‘’expérimental’’. De quoi convaincre les locataires de ces zones à reporter leur projet de déménagement.

Cependant, dans les zones qui ne sont pas concernées, il n’y a pas d’autre choix que d’espérer une accalmie des loyers. Lorsque vous négociez, faites valoir auprès de votre bailleur qu’en cas de préavis, il devra sûrement se priver d’un mois et demi de loyer vu le délai actuel de relocation proche de deux mois.



Source : www.capital.fr